Communiqué de presse
Suite à l’audience du Tribunal
de Grande Instance qui s’est tenue mercredi
26 janvier à 10h30, le CRIJ Poitou-Charentes
est en procédure de redressement judiciaire.
Une période d’observation de trois
mois devrait permettre des négociations
avec l’Etat, la Région, la Ville
de Poitiers et le Conseil Général
de la Vienne ainsi qu’une redéfinition
des missions du CRIJ.
Bien que tardive, la réunion mise en
place par le Préfet avec les quatre principaux
financeurs du CRIJ a eu lieu le même jour
à 19 h : aucune proposition concernant
le financement et les missions du CRIJ Poitou-Charentes
n’a été faite.
La seule décision prise lors de cette
réunion a été la demande
de réalisation d’un audit «Financements/Ressources
humaines» pour déterminer le ‘coût
moyen’ d’un CRIJ.
Aujourd’hui, jeudi 27 janvier 2005, les
salariés du CRIJ s’interrogent.
- Les missions de service public(*) remplies
par le CRIJ intéressent-elles encore
l’Etat, la Région, la Ville de
Poitiers et le Conseil Général
de la Vienne ?
(* )une documentation régionale
à destination des jeunes,
l’animation d’un réseau d’information
des jeunes (CIJ, BIJ, PIJ),
l’information du public jeune et du public
relais,
la mise en place de services adaptés
aux besoins des jeunes,
de façon gratuite, anonyme et non discriminatoire.
- Quand prendra t-on en compte les attentes
et les besoins des nombreux jeunes fréquentant
le CRIJ (150 000 jeunes / an) ?
- Y a- t-il une réelle politique jeunesse,
nationale, régionale, locale ?
- Les 14 salariés du CRIJ ne deviennent-ils
pas les otages de jeux et d’enjeux politiques
?
Le collectif des salariés du CRIJ Poitou-Charentes
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